Cure TMY

Ladies and Gentlemen, Chers Kiffeurs,

Notre absence a suscité de nombreuses réactions et nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à nos écrits et recommandations. Que s’est-il passé ? Nous avons tout simplement initié un mouvement de cure TMY pendant 15 jours. TMY ? Too Much Information, anglicisme qui en substance nous rappelle que rivés h24 sur notre smartphone fait de nous des trous du cul associables. La solution que nous avons apporté à cette saturation d’information est radicale : jeter son téléphone, à terre, pour être sûrs de ne plus pouvoir y toucher. Cette cure TMY a le mérite de recentrer chacun sur ce qu’il a de plus précieux : son/sa partenaire de vie, la famille, les amis, se retrouver avec soi-même etc. Sans vouloir vous commander nous vous recommandons de procéder de la sorte lors de vos prochaines vacances. La cure TMY c’est votre bouffée d’oxygène 2.0. Pensez-y !

La Société du Savoir-Vivre

 

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​Voir ou être vu ? Philosophie superficielle.

Ladies and Gentlemen, chers Kiffeurs,

De toutes les préoccupations qu’un être normalement constitué peut avoir, il en est bien une qui semble surpasser les autres. Dans un monde depuis toujours fait de belles choses, l’apparat et l’apparence priment sur toutes autres considérations. Critère numéro 1 lorsque l’on fait une rencontre, celle-ci se présume dans un premier temps à l’aspect extérieur que rend la personne en face de soi. Celle-ci se présage en fonction de la tenue vestimentaire, des accessoires, de l’apparence physique, dans le contexte temporel et du cadre spatial dans lequel elle intervient. L’environnement de la rencontre et ces critères esthétiques conditionnent les trois premières secondes de la rencontre. Alors, puisqu’il en est ainsi et ce depuis la nuit des temps, il vaut mieux songer à deux fois avant de sortir de chez soi et s’apprêter convenablement… au risque de passer pour un plouc. Qui souhaiterait passer pour un plouc, assurément pas nous ? A ceci près qu’à la Société du Savoir-Vivre cela ne nous est jamais arrivé.

Ces trois premières secondes passées, une fois plongé dans un bain de foule mondain comme dans n’importe quel contexte plus simple -le restaurant, un repas de famille, la plage ou, pour ceux qui ne vivent pas de leurs rentes, au travail- voilà qu’intervient une question de la plus haute importance : faut-il voir ou être vu ? Abordons le sujet point par point. Voir c’est mater, regarder sinon contempler. Qui regarder ? Autrui bien sur. Comment celui ou celle-ci s’est arrangé pour la soirée, ce moment de la journée ou a lieu la rencontre, pour un café du matin, un rendez-vous d’après-midi ou un bon vieux Skype avec ses amis à l’autre bout du monde ? Ce qui compte dans l’observation, c’est l’analyse qui en découle. En effet, convenablement faite elle permet à quiconque de positionner les uns par rapport aux autres en fonction de son échelle de préférence, puisque les goûts et les couleurs nous en conviendrons varient d’une personne à l’autre. Voir c’est donc faire plaisir à l’autre qui lui se montre. Se montrer, justement, relève de la démarche inverse. Il s’agit là de se montrer, sous son meilleur jour, évidemment. A vous de vous approprier un style élégant, de le personnaliser et d’incarner le personnage social qui vous convient. Par là nous entendons que chacun appartient à une tribu : bcbg, bobocool, hipster, normcore, ploucs, etc. A vous de choisir votre camp si vous ne voulez pas vous retrouver dans la tribu fourre tout des inclassables à qui personne ne parle. Une fois ce choix fait il faut l’assumer et assurer. A la Société du Savoir-Vivre nous savons que c’est vous les meilleurs, alors surprenez-nous et surtout surprenez-vous. Puisqu’il s’agit de se montrer et d’être vu.

Mater ou m’as-tu vu ? Le choix est aisé.

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Faut-il accepter le doggy bag au restaurant ?

Ladies and Gentlemen, Chers Kiffeurs,

Aujourd’hui nous avons l’immense plaisir de confier au plus grand plaisir de vos yeux la plume d’Emmanuel V. qui nous a rejoint le mois dernier. Enjoy, c’est que du Kiff !
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Faut-il accepter le doggy bag au restaurant ?


Pratique américaine par excellence, qui nous est parvenue en traversant l’Atlantique, le principe du doggy bag est intéressant. Il a le mérite de garder la nourriture, de la préserver, de ne pas la gaspiller, et de permettre au gentil consommateur de finir son repas dans un deuxième temps, qu’il sera libre de choisir. 

Mais venons en au fait : nous autres, kiffeurs par excellence, mais aussi et avant tout ambassadeurs du bon goût, nous faut-il accepter le doggy bag? Représentons-nous l’histoire : petite soirée entre gens biens, de bonne compagnie, voilà le groupe décidé à se substanter au restaurant chinois du coin. Moment sympa, on se dit que les nems vont remplir la table, que les sauces vont réveiller les papilles, que les bols de riz et autres condiments vont satisfaire les esprits. 

Mais voilà. Comme souvent, on a les yeux plus gros que le ventre et le repas devient gargantuesque. Aucun problème, puisque nul ne prétend qu’il faut à tout prix vider l’intégralité des plats, si ce n’est sans doute, pour accorder une reconnaissance explicite aux propriétaires des lieux. Mais a-t-on besoin de cela?

Alors voilà, nous en sommes là. Le repas touche à sa fin. Les corps sont garnis et repus, et chacun souhaite continuer l’aventure de la vie, ailleurs que dans ce temple sacré de la nourriture asiatique, à tendance shintoïste. L’addition est commandée, les remerciements sont accordés, et c’est alors que survient la question fatidique, prononcée par Madame l’épouse du propriétaire : « ces messieurs-dames souhaitent-ils un sac pour emporter le reste? ». 

Chers kiffeurs, la réponse semble somme toute évidente : à quoi bon s’encombrer de mets périssables, qui eurent satisfaits un désir de se rassasier; mais désormais, ont-ils toujours la même saveur? Les désirerons-nous tout autant après avoir franchi la porte? Et pire encore : quelle drôle de perspective de se voir marcher quelques mètres affublé d’un poche de nems et autres chinoiseries? « Merci Madame, c’était fort bon, mais nous en resterons là, alors c’est non merci ». 

Voilà la réponse la plus spontanée : mais à y regarder de plus près, ce n’est sans doute pas si simple. Admettons que ce repas ait été particulièrement savoureux, et le moment partagé particulièrement délicieux… Cela ne vaudrait-il pas une petite madeleine de Proust qui sera incarnée par le doggy bag une fois rentré chez soi, et venu le moment de se remémorer le repas, en le terminant confortablement en son humble demeure? En ce cas, le sacrifice de s’encombrer de ce cadeau comestible vaut peut être le coup.

Alors chers kiffeurs, c’est à ce moment là que nous reconnaissons que la réponse peut être double : la bienséance nous imposera de refuser poliment, alors que la vraisemblance nous poussera parfois à accepter. Ne serait-ce que pour répondre à un plaisir malin de profiter d’un demi repas gratuit. Simplicité retrouvée, humilité de kiffeur challengée. 

Le doggy bag satisfaira donc celui qui souhaite prolonger le kiff dans sa tanière et rebutera tout autant le kiffeur de l’instant. A chacun de choisir son camp. Quant à nous, à la Société du Savoir-Vivre, nous dirons que tout dépend du moment. Et puis en cas de dilemme, autant prendre le doggy bag, pour le donner à son doggy dog.

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​Conversations entre lui et lui : du carnet personnel

Ladies and Gentlemen, Chers Kiffeurs,

Vous a-t’on déjà dit qu’il était mal de se parler à soi-même ? Tout seul, se murmurant la pensée du jour pendant un trajet, se remémorant le rêve de la nuit passée, rêvant à demi-éveillé entre deux dossiers au bureau… tout cela est-il bien normal ? Tout cela est-il bien mal ?

Assurément non ! Le premier des dialogues est un dialogue interne, un dialogue personnel. Tout à fait habituel pour qui prend le temps de prendre le temps, la conversation de soi à soi propose de grands atouts. Prendre du recul, rêver, jauger une situation, s’énoncer des projets, tout ce qui vous plait. Conversation entre lui et lui, de la plus haute importance, en tous temps demeure à privilégier, à moins que le contact avec autrui ne soit provoqué. Gardez toujours le fil conducteur en tête, de manière à ne pas trop vous égarer même si s’en est justement le principe. Et pour se faire, le mieux reste à jamais de tout noter. On vous a déjà parlé d’applications qui vous permettent d’y remédier, vous pouvez aussi tout simplement vous envoyer des sms à vous-même, comme prendre soin de tout noter. Et alors, votre meilleur allié devient un petit calepin de poche tout de cuir protégé. Format idéal pour vous suivre partout, ami fidèle à qui se fier, compagnon de route à la mémoire intangible, votre carnet de notes personnel fait de vous quelqu’un de structuré. Après tout, c’est aussi un accessoire de mode qui fait ressortir votre dandysme. Un bel objet que nous vous recommandons pressement d’acheter.

Avant d’investir dans la pierre, investissez dans le papier !




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​Roi Minos ou roi Mythos ?

Ladies and Gentlemen, chers Kiffeurs,

Il est de notre devoir de vous avertir. Certains lieu touristiques relèvent plus du Disneyland en carton pâte que du site historique intact. Pour exemple nous citerons la Grèce. Evocation antique par excellence, voyage entre antiquité et modernité au cours duquel vous profiterez d’un café froid sur un rooftop en plein cœur d’Athènes comme de la visite de l’Acropole, marchant sur des cailloux millénaires à l’instar des magnifiques colonnes qui accompagnent votre montée des marches. Un saut en Crète et vous voilà sur une des plus belles îles de la Méditerranée. Détour incontournable : le palais de Knossos. Censé être le palais du roi Minos encore intact par endroits, votre crapahutage vous mène à arpenter de petits chemins caillouteux contournant les ruines du palais. Le hic, le choc, c’est qu’elles ne sont pas d’époque. Seul l’emplacement est d’époque. Le reste, les bâtiments ont été reconstruits dans les années 80, en pierre locale soutenues de barres en béton. En béton. Même pas un coup de peinture pour qu’on y croit.

Dommage, il vous reste les plages de rêve, d’un bleu azur, qui se placent parmi les plus belles du monde. Pour profiter d’une Mythos ou autre Alpha Beer les pieds dans l’eau. Quel dommage !

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​Le cycle du Kiff

Ladies and Gentlemen, chers Kiffeurs,

On n’en parle pas assez. Pas assez souvent. On saurait dire ce qu’est le Kiff mais certainement pas en une phrase. Alors, parlons-en. Du Kiff.

Le Kiff est cyclique. Oui. On l’évalue sur une échelle, une échelle du Kiff. De 1 à 10. De 1 à 20. De A à Z. En long, en large et en travers, le Kiff se mesure. On est bien là, ou on est pas bien ?! Comme dit, le Kiff est cyclique. C’est-à-dire qu’il se mesure toujours par un début et une fin, de 1 à 10, de A à Z. On commencera donc toujours le Kiff en bas de l’échelle avant d’escalader, step by step, le chemin du bonheur. Ce rythme est donc tout ce qu’il y a de plus crescendo.

Dans un voyage de noces de deux mois, commencez par un airbnb sans eau chaude, passez à l’hôtel miteux avec de vraies mites, puis dirigez-vous progressivement vers les 3, 4, 5 étoiles, d’endroits en endroits. Commencez petit, voyez grand et faites-le !

Bravo, vous avez encore progressé dans le Kiff !

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​Hôtel ou Airbnb ?

Ladies and Gentlemen, chers Kiffeurs,

Quand on part en vacances, ou pour le travail, le temps d’un plus ou moins court séjour, on hésite toujours entre prendre une chambre d’hôtel ou louer un appartement sur airbnb. Question de confort, question de prix, question d’espace, question de… marre des questions ! Il faut bien considérer qu’étant à l’étranger, comme sur le territoire national, on s’en remet à des inconnus pour des sujets vitaux : le logement, la sécurité et le confort. Outre les critères de prix, on pensera faire de bonnes affaires en optant pour airbnb, il y a tout le reste. Et la liste des critères est bien longue, celui qui nous intéresse le plus étant le service après-vente. S’il y a bien un critère qui compte lorsque l’on n’est plus maître chez soi c’est bien celui-ci. Qu’arrive-t’il si le ballon d’eau chaude ne fonctionne pas, que le matelas est trop dur, que la climatisation est asthmatique, que les lieux ne sont pas propres, etc ? Pour éviter de transformer votre séjour en aperçu des enfers, nous vous recommanderons toujours de choisir la solution avec le meilleur SAV, le meilleur sens du service. Et pour cela, rien de mieux que de faire confiance aux professionnels du métier. Bien que souvent plus cher, un pro reste un pro, et même mauvais un pro reste plus pro que n’importe quel amateur.

Vous aurez donc compris notre positionnement, Airbnb n’est bon que pour vous faire du fric, surtout pas pour vous en prendre. Pour cela, faites confiance aux bonnes personnes, celles dont c’est le métier. Nul besoin de radiner sur d’aussi graves sujets que ceux du logement et de l’hébergement, on vous aura prévenu !

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​La question du pourboire

Ladies and Gentlemen, chers Kiffeurs,

Encore de bons moments et encore une bonne question. Plats sur plats, verres après verres, quelques cigarettes, de grands échanges, en quelques heures passées à table voilà que vous avez refait le monde. Arrive l’addition, chacun payant sa part ou les uns invitant les autres, là n’est pas la question. Ce qui compte en revanche c’est ce qui vient après avoir payé : le pourboire.

Pour boire, définition simple de ce qui reste à payer pour que celles et ceux qui ont travaillé à votre kiff puissent eux aussi kiffer à leur tour. Donc, la question n’est pas de savoir si oui ou non il faut laisser un pourliche mais bien de savoir combien on paye après avoir payé. A l’évidence on ne laissera pas de pourboire si le service et la qualité des prestations étaient exécrables. Bien sûr, on ne donne que par plaisir.

Combien, Ô combien ? Le pourboire mesure en réalité votre niveau de kiff de l’instant passé. Plus on a kiffé, plus on donne. Voici donc quelques repères pour ne pas s’y perdre. En général, et peu importe l’endroit dans le monde où vous vous trouvez, existe la règle des 10%. C’est le montant que l’on donne lorsque l’instant relève de la normalité. Rien si c’est nul, 10% si c’est bien. Bien sûr, rien ne vous empêche de donner plus. On verra alors en vous le mécène caché, le gentleman dépensier, l’élu du cœur des serveuses et serveurs. Après tout, le plus class n’a-t’il jamais été de donner autant en pourboire que ce qui figure comme montant sur l’addition ? C’est aussi ça être révolutionnaire.

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Lire ou écrire ?

Ladies and Gentlemen, Chers Kiffeurs,

De toutes les questions existentielles il n’y en a pas de plus pratiques que la suivante : faut-il écrire ou lire ? Nous dira-t’on, à chacun son tempérament, à chacun ses envies. Certes, mais que penser d’examiner la situation de plus près ? Car si l’on en reste là c’est revenir à choisir entre l’un et l’autre, quand nous pensons que l’un complète l’autre, et vice versa.

Lire… lire c’est bien. Lire ça cultive. Que l’on lise le journal des sports comme le dernier roman à la mode, une bande dessinée comme le dictionnaire, lire c’est nourrir l’esprit. Tout comme l’on mange un plat, on dévore les pages d’un livre. Les deux prennent du temps, ça en vaut la peine, et plus on prend le temps meilleur c’est. Lire, c’est bien.

Ecrire, mais quoi ? C’est bien là le problème de celui ou celle qui a choisi de lire. Car a force de lire, n’avons-nous pas des choses à écrire ? Et même sans lire, à juste vivre, à juste titre, n’y-a-t ’il pas matière à écrire ? Si ce n’est décrire. D’écrire. Alors, si lire c’est se nourrir, qu’est-ce qu’écrire sinon nourrir les autres ? Ou du moins nourrir les autres, sinon soi plus tard, à question d’être lu. Alors, n’écrire que pour écrire et non pour être lu prend tout son sens. Comme préparer une purée de carottes est un geste d’amour destiné à un enfant qui en mettra tout ou partie à côté de l’assiette.

Que nul choix se fasse. Ecrire ou lire, une alternative qui n’en est pas une : nous faisons les deux. Et nous nous en portons bien ! Sur quoi écrire ? Raconter sa vie dans un journal intime, de jour en jour, pour mieux la partager avec autrui comme pour mieux se la remémorer dans les moindres détails plus tard. Décrire une scène, décrier une situation, de crier sa haine ou son amour. Ecrire, certes, mais sans se faire mal au poignet, devient un instant sacré de la journée. Notre recommandation, en bon décadandy, lire et écrire : matin, midi et soir !

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